15 juillet 2010

SIDI IFNI

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Il fait gris lorsque nous arrivons à SIDI IFNI.

Les balais d'essuie-glaces décollent une eau ocrée du pare-brise.

Il y a trois campings à SIDI IFNI, qui ont profité de la basse saison pour faire des travaux. Dans l'un d'eux, un camping-car français est bloqué par un chantier d'adduction d'eau, les deux autres sont vides, et sous la bruine, ils ne nous donnent pas envie d'y passer la nuit. Nous préférons prendre la petite route côtière au sud de la ville, 60 kilomètres entre djebel et océan, avec une végétation qui pourrait nous rappeler le bush australien. Au bout  de la soixantaine de kilomètres, un pont endommagé pour franchir l'oued NOUN. Au-delà, le goudron se transforme en piste, vers PLAGE BLANCHE. Nous passons la nuit dans un village fantôme à l'embouchure de l'Oued NOUN, devant la maison d'un gardien pêcheur de sars, de loups et de corbines à l'occasion, neuves malgré tout, laissant la Plage Blanche à quelques très rares 4X4 qui viennent troubler la virginité du sable...

Au-delà du pont, le goudron se transforme en piste, nous avons dormi au bord de l'Océan, avec la chanson sourde des vagues qui roulent des jolis galets millénaires charriés par l'Oued NOUN. C'est là que nous avons reçu ces petites roses-pivoine cueillies dans un jardin d'Oka. La fleur d'IFNI est pour vous, chers Michel et Lucie.

ThierryKarine

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Posté par chiloedream20 à 00:23 - Permalien [#]